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l'expansion romaine
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L’EXPANSION ROMAINE
EN CORSE
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Les vastes cultures entreprises, dans la plaine orientale par les vétérans de Sylla, César et Auguste, firent tache d’huile et gagnèrent les premiers contreforts montagneux.
Le long des chemins qui reliaient Aléria à la dépression centrale de l’île, jalonnés par les autels consacrés à Mercure (la Mercuraccia à Zuani, Castellare di Mercurio dans le Bozio et Ste Lucie de Mercurio dans le Talcini), s’élevèrent quelques bourgades, telles que Alonia (Tallone).
Dans la lutte contre Carthage, Rome eut besoin des produits corses. Elle distribua les terres les plus riches de la plaine à des capitalistes romains, sous forme de « procoji » de quelques centaines d’ha l’un. Grâce à une main d’œuvre bon marché d’esclaves et de journaliers miséreux, elle en tira de grandes quantités de céréales, olives, raisin, miel, cire, sel, liège, bois et aussi des crustacés, des poissons salés, des minerais, des eaux thermales et minérales (Puzzichello, Pietrapola).
Les petits propriétaires corses vivaient sur des lots moins fertiles. Accablés de taxes, ils devenaient la proie des usuriers romains. Aussi certains s’engagèrent-t-ils dans l’armée romaine ou dans la classe des petits fonctionnaires. Beaucoup se réfugièrent dans le banditisme, s’attaquant même aux convois militaires. Un jour ils pillèrent celui qui transportait à Rome le tribut de la Sardaigne. Ils livrèrent bataille aux romains au champ des Myrthes (La Morta). Poursuivis dans la montagne, ils tendirent une meurtrière embuscade à leurs ennemis dans les environs de Vezzani. Pendant les guerres puniques, le frère d’Hannibal vint combattre à leurs côtés.
Seuls quelques rares Corses parvinrent à se mêler aux propriétaires romains.
Lorsque ces derniers, maîtres d’un grand Empire, n’eurent plus besoin de se ravitailler dans l’île, la plaine d’Aléria fut délaissée et livrée à la malaria. La vie pastorale reprit le dessus et s’étendit sur les terres incultes et vacantes de la plaine.
La décadence de l’Empire Romain d’occident entraîna celle de la Corse. L’église devint alors seule puissance détentrice du pouvoir central et politique hérité des Romains.
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