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la Corse française
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La Corse Française.
En 1796, les terres de la commune d'Antisanti se répartissaient en 592 hectares de terres domaniales, 2168 hectares de terres communales et 1460 hectares de terres privées.
A cette époque, la population d'Antisanti commence à croître. Elle est de 373 habitants en 1811.
De 1796 à 1871, les terres domaniales et communales disparaissent au profit de la propriété privée.
La commune d'Antisanti passe à 4733 hectares.
A l'intérieur des maisons, au milieu de la salle commune, existe toujours u fucone, le foyer traditionnel, qui enfume la maison et autour duquel des générations de paysans et de bergers ont vécu. Le marquis de Pastoret l'a vu à Antisanti (8):
"Au milieu de la chambre, un brasero carré dans lequel, entre quatre ais dégrossis, se conservaient des cendres chaudes."
Il a pu apprécier l'hospitalité des habitants d'Antisanti et signale que voulant se rendre à Ajaccio, un jeune antisantais, prétextant avoir à faire dans un lieu voisin, l'accompagna jusqu'à Mezzavia afin de veiller sur sa sécurité :
"Ce ne fut qu'à l'entrée de la plaine d'Ajaccio où le chemin est sûr, uni, facile qu'il nous quitta."
En 1857, Antisanti compte 895 habitants. Le village est devenu l'un des plus peuplés du canton de Vezzani, peu après Vezzani (980 habitants) mais loin derrière Ghisoni pour lequel on compte 1593 habitants et qui est le village le plus peuplé de l'arrondissement de Corte. Corte lui même ne compte que 4926 habitants.
Bien que la culture des céréales laisse beaucoup à désirer et réclame de la part des agriculteurs des perfectionnement utiles (9), les terres ensemencées produisent en assez grande abondance pour satisfaire à peu près aux besoins de la population (10). La culture du blé est prépondérante et assure la richesse du village. En échange d'autres denrées, les marchands des régions voisines, notamment de la Castagniccia, viennent s'y approvisionner. La renommée du pain d'Antisanti se répand dans toute l'île.
Les propriétaires privés les plus importants sont LUCCIARDI, GUERRINI, MARIANI dit FELICIONI, MATTEI OURS, d'Antisanti, et GIACCOBI de Venaco.
Les Lucciardi, Guerrini, Mariani sont des familles importantes qui occupèrent fréquemment des places de maires ou d'adjoints.
C'est dans cette période troublée d'appropriation des terres que sont nées des rivalités familiales et des passions politiques et que se situe l'un des événements les plus dramatiques et les plus sanglants de l'histoire d'Antisanti : l'élection municipale du 13 Janvier 1878.
En 1894, construction de l'église d'Antisanti, petite et de style baroque.
La population d'Antisanti, qui était de 779 habitants en 1867, semble avoir atteint un nouveau maximum avec 827 habitants en 1896.
Antisanti échappe à deux fléaux de l'île : le banditisme et les incendies.
A une exception prés, le bandit Gallochio, il n'y aura pas de bandit à Antisanti.
Du fait de la richesse de ses terres à blé, Antisanti échappera aux incendies. La commune a conservé un maquis luxuriant dont l'exploitation constituera une ressource économique importante, à travers le charbon de bois, dans la première moitié du XXèmesiècle.
Vers 1900, la commune d'Antisanti compte 159 maisons dont 18 à Campu a u Querciu, 26 fours à pains dont 15 au village, 6 pressoirs à huile et 3 moulins dont 2 à Antisanti.
C'est en 1903 que sera terminée la première route permettant d'atteindre Vivario en 5 heures par cabriolet (11,12). Et encore, cette route ne fut achevée que grâce à la bonne volonté de tous les villageois qui réalisèrent eux-mêmes le dernier tronçon afin de permettre le passage d'un convoi ramenant le corps du Lieutenant Colonel Ange François Lucciardi , décédé à MADAGASCAR à l'âge de 39 ans. Il était né à Antisanti, le 28 mars 1864 et était décoré de la légion d'honneur.
Selon le recensement de 1911, Antisanti compte 823 habitants (Casevechje possède une population élevée de l'ordre de 256 habitants). On trouve encore 33 chevaux, 60 mulets, 50 ânes, 50 bœufs, 190 vaches et veaux, 685 brebis et 925 chèvres comme l'indiquent les Statistiques agricoles de l'époque. Par rapport aux valeurs de 1770, la force animale est constante, mais les troupeaux de chèvres et de brebis ont fortement augmenté et atteignent un maximum.
En 1914, 26 jeunes Antisantais sont tués à la guerre. Commence alors pour Antisanti un long déclin qui s'accélérera après 1920 à cause d'une augmentation de la vague d'émigration masculine et du déclenchement de l'émigration féminine. Les terres non cultivées retournent définitivement au maquis.
Lors de la deuxième guerre mondiale, de nombreux antisantais participent à la résistance et à la libération de la Corse. En 1943, Muniglia sera le théâtre d'un affrontement entre maquisards et soldats allemands prés du terrain d'aviation de Puzzichellu. L'accrochage fera un mort du coté allemand et se terminera par le bombardement des hameaux de Campo Favaju et de Muniglia par l'artillerie allemande.
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