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la Corse romaine
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LA CORSE ROMAINE
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Au cours des premiers siècles de l’Antiquité, les Phocéens, les Carthaginois, les Etrusques et les Syracusains se disputèrent la possession de la route maritime, reliant le Proche-Orient au monde occidental et fondèrent, sur les côtes orientales de la Corse des comptoirs tels que Portus Syracusum (Porto Vecchio), et Alalia (Aléria).
En 565 av. J. C. des Phocéens, venant probablement de Marseille, s’établirent à l’embouchure du Tavignano. Par Aléria la Corse entra dans l’histoire. Ce comptoir devint prospère et excita la jalousie des Etrusques et des Carthaginois qui s’entendirent pour s’en emparer. Leurs flottes furent repoussées à la bataille de l’Alia, mais celle des Phocéens subit des pertes si considérables qu’ils prirent le parti de quitter la Corse. L’île continua à vivre sous l’égide de la civilisation hellénique. Elle accorda aux étrangers qui abordaient ses côtes une large hospitalité. Ils leur offraient des objets manufacturés contre les produits naturels de son sol et l’initièrent à la culture des céréales, de l’olivier et de la vigne, sans lui imposer la moindre sujétion. D’après J.Jehasse, les fouilles d’Aléria confirment ses faits. Sous le podium du temple on trouve des céramiques de Phocée, des poteries de Rhodes et d’Ionie. Ces fouilles incitent à concevoir une civilisation pré-romaine où se fondent les éléments grecs, étrusques, puniques et indigènes.
Au début du IIIeme siècle av.J.C la Corse passa sous le contrôle carthaginois. Pour rompre l’encerclement punique, le consul Lucius Scipion s’empara d’Aléria en 269 av.J.C. En -81, Sylla transforma l’ancienne cité en une colonie militaire. En -16, César y démobilisa les légions qui avaient combattu contre Pompée et en -24, il y fit une nouvelle implantation de vétérans.
Les insulaires, riches de traditions millénaires, d’indépendance, protégés par des montagnes aux flancs abrupts et des gorges profondes, résistèrent farouchement, pendant cent ans, aux célèbres légions romaines.
De nombreux prisonniers se laissaient mourir de faim, plutôt que de devenir esclaves. Les montagnards pillaient les récoltes des colons qui les chassaient de la plaine d’Aléria et ils se réfugiaient dans leurs maquis pour résister aux opérations punitives, ce qui amena Sénèque à dire que les Corses ne savaient que voler et se venger.
Il y eut les révoltes en 258, 235, 234, 230, 231, 285, 188, 172, 163 et 168 av.J.C
Enfin Scipion Nasica parvint à pacifier l’île.
Aléria devint alors la capitale d’une province, dotée d’une garnison militaire, d’un point d’appui pour la flotte de Misène et d’un port de commerce d’où s’exportaient, vers Rome, les produits naturels de l’île.
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