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| La nièce du curé |
| | Recueilli par Marie France Orsini-Marzoppi dans le Cap-Corse
"Un curé habitait avec sa nièce qui était une belle jeune fille de vingt ans.
Près du presbytère, il y avait un figuier qui touchait presque la fenêtre de sa chambre. Sous ce figuier, à l'écart, il y avait un jardin qui appartenait à un vieux. Ce vieux allait travailler mais il n'y voyait rien., à cause de l'ombre du figuier. Il disait au curé :
-Il y a trop d'ombre! Faites moi ce plaisir, coupez ce figuier, que je ne peux plus rien planter dans ma parcelle! Faites le, je suis fatigué et je ne peux aller ailleurs !
-Les choses du Seigneur, on ne les coupe pas, repondait le curé.
Et chaque fois que le vieux lui demandait de couper le figuier, le curé répondait la même chose.
Alors il en parla à son fils:
-Tu sais, il n'y a pas moyen de lui faire couper le figuier.
- Mais moi je vais me charger de le lui faire couper, dit le fils.
Le dimanche, voilà qu'il va à la messe, le fils. Quand le curé l'a vu, qu'il n'y allait jamais, il est tout étonné.
- Et puis, je vais même me confesser! dit le fils.
Il va au confessionnal et se confesse.
- Vous savez Monsieur le curé. J'ai fait un péché que je ne peux même pas vous avouer !
- Celui qui se confesse, doit dire tous ses péchés
- Eh bien vous savez, moi, tous les soirs je monte par un figuier, j'entre par une fenêtre et je dors avec une jeune fille. Je fais bien ou je fais mal ?
- Ah! ce sont des choses que l'on ne doit pas faire!
Le curé se dit: "Ah! que celle-là c'est ma nièce!"
(Quand il a entendu parler du figuier, il a compris)
Et le jeune homme s'en va.
Le curé rentre chez lui,prend la pioche, va, et ...Bababan! et bababan! et puis il prend la grande scie et puis il fait venir le vieux et finit par enlever le figuier.
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| La patience |
| | Un conte recueilli par Marie-France Orsini-Marzoppi dans le Cap Corse :
---"Una volta c'era...une fois il y avait un père et une mère qui avaient une fille. Ils travaillaient. Ils plantaient des oignons dans leur jardin.
Le fils du Roi, qui passait par là, remarqua la jeune fille. Elle était si belle qu'il la voulut pour épouse. En effet elle était tres belle.
Il est allé la demander en mariage. Elle était contente...Mais ses parents disaient :
-Regarde, que c'est trop pour toi...nous ne sommes pas sur le même pied !
Mais le fils du Roi a dit :
- Moi je veux l'épouser, elle me plait et je la prends.
iLS SE SONT mariés. Apres un an de mariage, ils ont eu une fille. Alors le mari lui a dit :
- Mi !, maintenant embrasse la et puis apres je vais la donner en nourrice.Toi, pour un moment tu ne la verras plus.
Ca fait qu'elle a embrassé sa fille et puis on l'a donnée en nourrice et elle ne l'a plus vue.
Un an ou deux apres un autre enfant est né, un garcon. Le Roi a dit :
- Mi !, maintenant c'est comme la première, embrasse le et puis nous allons le donner en nourrice. Toi tu ne peux pas l'élever.
Et elle, elle se contentait. Elle l'embrassait, le coeur gros de ne pas pouvoir garder ses enfants. Mais elle ne disait rien. Elle faisait tout ce que disait son mari.
Ca "fait" qu'un jour, dix sept ans plus tard, le mari lui dit :
-Tu sais maintenant je connais une jeune fille et je voudrais l'épouser. Alors tu peux t'en aller, tu es vieille, va t'en chez toi !
- Et bien ! si vous l'avez trouvée plus jeune et plus belle, je m'en irai.
Elle est partie, le coeur gros. Arrivée chez elle, elle dit à sa mère :
- Maintenant mà, j'arrive pour toujours
- Comment, tu ne vas plus t'en aller ?
- Non ! Mon mari a trouvé une jeune fille beaucoup plus jeune que moi. Qu'est ce que tu veux ! c'est juste ! Maintenant moi, je suis vieille.
- Je te l'avais bien dit de ne pas te marier avec le fils du roi!
- Et alors, mà, mi, dix-sept ans je les ai passés. J'ai été bien et tout. Maintenant, s'il veut se marier...
Il est arrivé un jour qu'on annonçait qu'ils allaient se marier. Et il a envoyé chercher sa première femme. Elle est allée et il lui a dit :
- Tu sais qu'il va y avoir un festin et je veux que tu sois à la cuisine pour t'occuper du repas.
Alors cela ne lui a pas plu. Elle s'est dit : "Quand même, de se marier et puis même de me faire l'affront de me mettre ici à faire la servante !"
Mais elle était obéissante, et elle l'a fait.
Quand elle était dans la cuisine en train de travailler, les autres s'étaient installés à table. Un serviteur est venu lui dire :
- Le Roi vous demande, il veut vous parler.
- Je vais aller avec ce tablier, devant lui, comme çà! je suis toute sale !
- Il a dit qu'il veut que vous alliez comme vous êtes.
Alors elle est allée et lui a dit :
- Vous m'avez fait appeler, qu'est ce que vous me voulez ?
- Tu vois je voulais te présenter ma femme.
- Ah ! elle est belle, c'est vrai, plus belle vous ne pouviez pas la trouver !on dirait une fleur! je suis contente que vous l'ayez trouvée si belle !
- Eh bien ! toi, viens ici. Celle là c'est ta fille et celui là c'est son frère, ton fils. J'ai voulu voir jusqu'où arrive ta patience! Je t'ai enlevé tes enfants et tu n'as rien dit! je t'ai renvoyée chez toi et tu n'as rien dit ! je t'ai mise à la cuisine pour faire la servante et tu n'as rien dit! Plus que cela, on ne peut pas faire ! Une patience si grande, personne ne peut jamais l'avoir !
Alors, maintenant, nous allons vivre ensemble, ta place est ici avec ton mari et tes enfants. Et moi je n'ai jamais eu d'autre femme que toi.
Ils ont fait venir même son père et sa mère et ils ont vécu heureux tous ensemble. |  | | > Commentaire(0) | |
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| L'oeil de Ste Lucie |
| | C'est au IVème siècle que naquit la légende de Ste Lucie.
Lucia, une jeune fille de la noblesse Syracuse à force de prières répétées à la Vierge Marie, obtint la guérison miraculeuse de sa mère atteinte d'une maladie incurable .
Vouant un culte et une dévotion sans limites à la vierge, Lucia s'arracha les yeux et les jeta à la mer pour ne pas être détournée de sa foi et éloigner ses prétendants.
Toute entière tournée vers la prière, Lucia réalisa de nombreux miracles.
En réponse à cette dévotion, la Sainte Vierge, lui rendit la vue et lui donna des yeux plus beaux et plus lumineux "occhji belli e lucentti".
L'opercule du coquillage nommé le "Turbo Rugueux" que l'on trouve sur les rivages de la corse symbolise les yeux de Ste Lucie. En porter un, éloigne le mauvais oeil et favorise la chance.
En Corse, "l'oeil de Sainte Lucie" est un porte bonheur.
Il s'agit de l'opercule d'un coquillage que l'on peut ramasser sur certaines plages après une grosse tempête.
La taille des opercules peut varier de 2mm à 3cm.
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| Le général Montecatini |
| | Fort, grand , robuste et beau parleur, Parfait Montecatini, fut trés jeune, célébre non seulement dans son village de Paslaca mais aussi dans toute la Balagne, pour ses talents de bon tireur.
Il avait seize ans, ce jour, où il s'exerçait dans la campagne avec un vieux pistolet à coup appelé "catana", il tua accidentellement un paysan. Il s'exila donc pour le Vénézuela.
Au Vénézuela Montecatini s'y imposa trés vite par sa force et son intelligence.
Il chassa le serpent qui terrorisait le pays et découvrit une mine d'or. Il devint ainsi trés riche, et surtout célébre dans toute l'Amérique du sud.
Un jour, il arriva que le président de la république Vénézuélienne soit renversé, Montecatini le remis en place en moins de deux semaines, voilà pourquoi le président le nomma général de l'armée.
Riche et couvert d'honneurs, il quitta Caracas et rentra en Corse.
Une légende se créa autour de sa personne. En Balagne on raconte que c'est par chariots entiers qu'il distribuait du blé aux pauvres.
Quand il arrivait dans un village il donnait toujours un louis d'or à l'enfant qui gardait son cheval.
On raconte aussi qu'à Bastia, passant sur le cours Paoli dans une calèche tirée par des chevaux blancs le capitaine de gendarmerie lui cria "Quel magnifique attelage mon général !"
"Il vous plait ?" répondit Montecatini "hè bien je vous en fais cadeau !"
On raconte encore qu'en période électorale il rencontra un groupe de républicains et leur dit " je brule la cervelle à celui qui s'amusera à crier vive la république" (il faut préciser que Montecatini était bonapartiste).
Un paysan dit-on sortit alors du groupe, regarda montecatini dans les yeux et lui dit "Vive la république !"
En Balagne, les uns disent que le général sortit son révolver et tua le républicain, d'autres racontent qu'avant même que le général eut le temps de sortir son arme, le paysan l'avait assommé d'un grand coup de gourdin.
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| Corsa |
| | Les Ligures constituent un peuple très ancien qui, depuis des temps lointains, a habité une aire beaucoup plus vaste que celle que nous dénommons Ligurie de nos jours : ils vivaient dans le vaste territoire compris entre l'Arno et la Provence, et entre la mer Ligure et le Pô.
C'était il y a trés trés longtemps...
La belle Corsa appartenait au peuple des ligures !
Corsa qui gardait son troupeau vaches au bord de la mer, était songeuse ....
... une de ses vaches nageait trés loin vers l'horizon pour revenir le soir toujours plus grasse que les autres.
Un jour, Corsa nagea aux cotés de sa vache, elle voulait voir vers quels paturages elle serait entrainée
Corsa découvrit ainsi un paradis, et le nomma de son nom : CORSA.
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| Août 2008 |
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